Numéro 40 - 15 décembre 2011 - Spécial Leonard Cohen

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Pourquoi une édition spéciale LEONARD COHEN ? A l'heure de fêter ce quarantième numéro et de boucler notre première année sur la toile, il nous a paru naturel de nous tourner vers l'homme qui, selon la formule de Léon-Paul Fargue, sut par son art nous pousser à chercher le "voisinage ardent et consolateur des choses vraies". Cette quête humble et digne a présidé à la naissance même de L'Oreille Absolue ; cette révérence à Leonard Cohen n'est donc qu'un juste retour des choses.
Nous voulions nous focaliser sur le quarantième anniversaire de l'album Songs of Love and Hate, carnet de guerre intime dont les fracas résonnent avec une intensité intacte, voire décuplée. Mais il y avait bien plus à dire et à chanter, puisqu'il y avait encore tant à aimer. Il se pourrait même que ce numéro n'ait jamais de fin réelle, qu'il s'enrichisse au fil du temps de nouveaux chapitres, écrits ou sonores. Car tels sont les ouvrages qui sont dictés par les élans du cœur. Les anglophones appellent cela un labour of love. Ce travail, nous le dédions à tous les compagnons de route qui nous soutiennent depuis près d'un an : ils sont notre raison d'être et de persister. Et nous le dédions bien sûr à Leonard Cohen lui-même, qui comme tout honnête homme, a su nous rendre ce monde plus vivable : pour cela, et pour tout le reste, merci, camarade.

Sincerely,
L'Oreille Absolue

Session Absolue

#40 - Tribute to Leonard Cohen


A quoi reconnaît-on la grandeur d'un répertoire ? Au fait qu'il encourage ses interprètes à ne surtout pas abdiquer leur singularité. Voilà pourquoi nous avons invité des musiciens fidèles de L'Oreille à livrer leurs versions des standards de Leonard COHEN. D'autres participants viendront au fil du temps renforcer l'édifice de cette Session exceptionnelle. Bienvenue dans la Tower of Song de L'Oreille Absolue !

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Le Morceau caché

#10 - God of small things

"Songs of Love and Hate, c’est le royaume des petites attentions et des fulgurances, gouverné par un chanteur écrasant, bavard et provocant mais jamais totalitaire. Cet album fait preuve d’une certaine humilité, digne d'un roi gentil et à l'écoute de ses conseillers."

La chronique de Mickaël MOTTET et Flavien GIRARD

La Clé

#11- L'homme distillé

"La voix de Leonard Cohen est tellement en accord avec ce qu’il est qu’elle semble une affirmation supplémentaire de son ouverture à l’autre, de sa cohérence d’être humain. C’est sans doute cela que l’on éprouve lorsque l’on prétend s’être "trouvé" : un alignement intime de son être apparent avec son for intérieur."

La chronique de Stéphane MONET

Ma journée chez...

.RR
.(août 2001)
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Leonard Cohen

Août 2001 : près de dix ans après avoir décrit l'Apocalypse dans The Future, LEONARD COHEN réapparaît avec un album serein et intimiste, Ten New Songs, dans lequel il transforme son chaos intérieur en univers apaisé. C'est le prétexte d'une longue rencontre avec le poète dans son home de Los Angeles. Récit d'une journée très particulière ; de celles par lesquelles s'éprouvent le prodige naturel et le juste honneur d'être vivant.

Yesterday's Parties

#11 - Leonard Cohen, le havre

"Je suis à peu près sûr que Leonard a fait sa chanson Famous Blue Raincoat en se disant que pour restituer la vérité du sentiment, il ne fallait pas tout dire. Il savait qu’on ne restitue pas un moment de présent en le fixant, en l’excluant, le retranchant, en faisant des trous de mort dans le monde. On restitue un sentiment de vie par une esquisse floue, mouvante, fugace, des mots poétiques, des sons aléatoires, qui ajoutent au monde de leur éternité, bribe par bribe."

La chronique de Jacques SERENA

Notes du sous-sol

#09 - Leonard Cohen ou l'admiration

"Si tous ces gens aiment Leonard Cohen, c'est qu'il est aimable par tout le monde, donc banal, donc je ne peux pas l'aimer. Je ne peux quand même pas aimer quelqu'un que tout le monde aime ! Ma déontologie me l'interdit formellement. Cohen, c'est une erreur, je me suis trompé. Depuis le début. Toutes ces années à écouter, à lire Cohen. Une erreur. Mauvais jugement. Ça peut pas être si bon que ça, je vous dis, puisque tous, là, ils font comme s'ils aimaient ça."

La chronique de Pascal BOUAZIZ.

Mes pairs, ces héros

.RR
.(décembre 2011)
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Leonard Cohen par Henk Hofstede

Fin connaisseur de l’œuvre de Leonard Cohen, HENK HOFSTEDE, le chanteur des merveilleux NITS, en est aussi devenu l'un des plus fins interprètes et exégètes avec son AVALANCHE QUARTET, entièrement dévolu à la relecture du répertoire du Canadien. Avec nous, il évoque notamment ici sa relation particulière avec l'album Songs of Love and Hate, dont nous célébrons le quarantième anniversaire, et plus généralement les traces et les lumières que Leonard Cohen n'a pas manqué de déposer sur son propre parcours de musicien.

Etats critiques

.RR
.(octobre 2001)

La chanson de Leonard Cohen

Réalisé en 1979 dans la foulée de l'album Recent Songs, le documentaire The Song of Leonard Cohen de Harry Rasky est plus qu'un énième film sur un musicien en tournée : on y voit et y entend la parole d'un homme en train d'accoucher de sa propre légèreté.

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N°40


Ont participé à ce numéro

Richard Robert, Pascal Bouaziz, Flavien Girard, Stéphane Monet, Mickaël Mottet, Jacques Serena.


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