Numéro 33 - 20 octobre 2011

A bâtons rompus

.RR
.(septembre 2005)
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Il est de ces hommes pour lesquels des rayons "génies méconnus de la musique" devraient être créés chez les marchands de disques. Il y côtoierait quelques-uns de ses compatriotes songwriters, tels Nick Drake ou John Martyn, qui comme lui ont ouvert les traditions britanniques aux bourrasques croisées de la pop, du jazz, du blues ou de l'écriture classique. Il y retrouverait aussi d'autres poètes de la virtuosité guitaristique comme Django Reinhardt, Tom Verlaine ou Baden Powell. En instrumentiste voltigeur comme en auteur acerbe, en songwriter sans égal comme en interprète à l'expressivité cisaillante, Richard THOMPSON applique depuis quarante ans une fort saine morale de vie : il suit la musique jusque dans des endroits où il "n’aurait jamais imaginé se perdre". C'est au détour de l'une de ses riches errances que nous l'avions rencontré, en 2005. Et que nous avions compris, alors, pourquoi le temps qui passe était le meilleur allié de ce fringant ennemi de la banalité et de la routine.

. Playlist Richard Thompson : de Fairport Convention à l'album Shoot Out The Lights [1982]
. Vidéos : documentaire "Folk Britannia" sur Fairport Convention + Fairport Convention à Maidstone[1970, film de Tony Palmer]

Grand Entretien

.RR
.(octobre 2011)
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"Le plaisir créé par la musique sera toujours une révolution"

C'est depuis Tucson, Arizona, où il s'est installé il y a une quinzaine d'années, que le guitariste et songwriter NAÏM AMOR donne régulièrement de ses belles nouvelles, partagées entre bandes-sons réelles ou imaginaires et mélodies inspirées de l'âge d'or de la chanson populaire. Rencontre avec un affranchi qui, loin des mythologies et des clichés à deux cents, s'est ouvert à son échelle son propre grand espace, balayé par les souffles de la jouissance et de l'aventure, de l'histoire de la musique et des histoires humaines.

Ecouter Soundtracks, Soundtracks vol II, Soundtracks Vol III, Sanguine et Exsanguine de Naïm Amor.

Ma journée chez...

.(RR)
.(février 1996)
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Mark Eitzel (1/2)

Février 1996 : MARK EITZEL s'offre un congé d'American Music Club. Une bonne raison de lui rendre visite à San Francisco, enfer chaleureux et paradis précaire où la musique américaine extrait alors ses plus beaux diamants noirs, de Red House Painters à Swell en passant par Tarnation. Sans autre brouillard que la fumée des bars, sans autre noirceur que celle des nuits.

Playlist : Les brumes de la West Coast [1991-1998, 1/2]

Session Absolue

#33 - Tycho Brahé & Christophe Gay

Parmi les bricoleurs amateurs de montages sonores de bric et de broc, Geoffroy Séré, alias TYCHO BRAHÉ, est de ceux qui ont su s'émanciper de l'influence de Pascal Comelade, précurseur inégalé de la musique en modèle réduit. Soignées et biscornues, les formes qui se dessinent sous ses paumes précisent l’identité d’un expérimentateur animé par l’amour du jeu et de la trouvaille sonore. Titillé par les articles que L'Oreille a consacrés à Moondog, ce multi-instrumentiste a décidé de consacrer sa Session Absolue à l'une des ritournelles du compositeur américain, Pigmy Pig, enregistrée avec le concours vibrant de la (des) voix de Christophe GAY.

Grand Entretien

.RR
.(octobre 2011)
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"Toucher à l'inimaginable" (2/2)

Second épisode de notre rencontre avec John GREAVES : du rock incontrôlable et communautaire de Henry Cow à la mise en son des mots et de la vie de Paul Verlaine, en passant par les constructions savantes de l'album Kew. Rhone., quarante ans d'éparpillement intelligent, de rencontres précieuses et de libre esprit.

(Cet article sera mis en ligne bientôt)

Les Sessions du grille-pain

#07 - "Saturday Sun"

Tentative de critique musicale par le biais d'une reprise artisanale et saisie sur le vif.

Ce mois-ci : une mélodie de Nick Drake, rendue à ce qu'elle était avant d'être surexploitée comme illustration sonore ; un chant d'accueil et d'adieu.

La chronique de RICHARD ROBERT

Acouphènes

John Fahey, dernier épisode : Le Revenant

"John Fahey se livre éperdument à la conquête de ses sens, à la reconnaissance de ce territoire sans frontières qui est aussi lui-même. La fournaise de ses désirs fomente le geste ultime, précis, qui va fertiliser l'avenir. Les cordes de sa guitare sont parfois malmenées comme une pensée qui noircit l'horizon et dont on aspire à se défaire. Le temps inscrit sa ronde, remue des fragments de musiques nues et crues. Chaque instant y fait date, y existe en soi."

La chronique de Fabrice FUENTES

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N°33


Ont participé à ce numéro

Richard Robert, Fabrice Fuentes.


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