Numéro 24 - 18 août 2011

Grand Entretien

.RR
.(septembre 2005)
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En 1970, VASHTI BUNYAN sortait dans l'indifférence générale un album d'une beauté inaltérable, dépassant dans la plus grande douceur les conventions du songwriting britannique. Trente-cinq ans plus tard, fêtée comme une reine, elle brisait le silence dans lequel elle s'était plongée, avec un deuxième disque dévoilant une voix et une inspiration intactes, une âme toujours aussi vaste et généreuse. Avant la publication dans notre n°26 d'une interview réalisée cet été, voici en deux volets l'intégralité d'un entretien-fleuve que l'Anglaise accorda à l'époque de son retour en grâce. Où se dessine l'itinéraire lumineux, affranchi et pas si tranquille d'une femme qui n'a rien à vendre, mais tout à offrir en partage.

Playlist Vashti Bunyan : early years (1965-1970)

Sans les yeux

.RR
.(septembre 2002)
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"Parfois je pense que j'ai des siècles dans la voix"

Un blind-test avec PACO IBÀÑEZ, chanteur engagé militant avant tout pour le partage de la beauté et de l'intelligence, c'est l'assurance d'un voyage spatio-temporel se souciant peu des démarcations en vigueur. Et le plaisir de s'abreuver à une parole qui, telle une source vive remontée du fond des âges, vous fouette l'âme et le coeur comme nulle autre.

A bâtons rompus

.RR
.(août 2011)
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"Je veux servir sans frein tout ce qui m'inspire"

Guitariste virtuose visant la seule musicalité, compositeur de culture classique converti aux délices de l'improvisation, esprit fort suivant très librement l'exemple des anciens et de son père Terry : l'Américain GYAN RILEY, tel son insaisissable musique, est passé maître dans l'art d'esquiver déterminismes et lieux communs. Rencontre avec un homme éclairé qui donne à cette époque les atours d'une deuxième Renaissance.

Session Absolue

#24 : Les Beaux Bizarres

"Les BEAUX BIZARRES sont des esthètes", s'enfiévrait un jour le chroniqueur d'une gazette musicale tourneboulé par les mixtures vénéneuses élaborées par le duo parisien. Si l'on qualifie d'"esthètes" tous ceux qui, s'appuyant sur un système de références connu d'eux seuls, s'amusent à bricoler leur propre ordre de beauté, alors oui : BoBiz et citoyen lambda ont le profil de l'emploi. Construite à l'origine sur de singuliers agrégats de samples, leur musique s'est progressivement dégagée de toute formule pour mieux brouiller les lignes entre sons programmés et instruments, citations et invention, expérimentation et chanson, mémoire et imagination, gravité et fantaisie. Idéalement résumés par le titre de leur album Agglomérations, à écouter séance tenante, leurs mélanges savants et ludiques trouvent un fameux prolongement avec cette Session Absolue : rien de moins qu'une reprise du Endless Plain of Fortune de John Cale, touchante comme une confidence et obsédante comme un regret.

Grand Entretien

.SS & RR
.(juillet 2011)
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"Fascinée par tout ce que la musique peut construire à l'intérieur de soi"

Voilà quelques belles années que Valérie LECLERCQ, sous le nom de code de HALF ASLEEP, façonne un songwriting acoustique entre chien et loup, parole intimiste et appel au rêve, beauté antique et spleen moderne, dénuement et intensité. Quelques mois après la sortie du formidable album Subtitles for the Silent Versions, où cet art de la nuance s'interdit plus que jamais la demi-mesure et se pare de mille échos instrumentaux et vocaux, une conversation au long cours avec son auteur s'imposait.

Playlist Half Asleep
Ecouter Subtitles for the Silent Versions

Yesterday's Parties

#07 - Blixa Bargeld, prenez-en de la mauvaise graine

"Et quand tête contre tête Nick Cave et Blixa Bargeld psalmodient une chanson en duo, nous voilà troublés par la ressemblance, faux jumeaux, louches accointances, réunion de malfaiteurs. L’attitude, l’allure générale, les cheveux, la gestuelle de dandy fin de lignée, le phrasé de prophète patraque, les mimiques de grand brûlé sorti contre avis médical."

La chronique de Jacques SERENA.

Les Sessions du grille-pain

#06 - Village Green

Tentative de critique musicale par le biais d'une reprise artisanale et saisie sur le vif.

Ce mois-ci : un fameux crève-cœur des Kinks, qui convoque moins la nostalgie pour freiner la course du temps que pour prendre acte de l'irréversible.

La chronique de RICHARD ROBERT

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N°24


Ont participé à ce numéro

Richard Robert, Jacques Serena, Sing Sing.


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