Seul alone


"Ce sentiment de tranquille honnêteté"

Voilà trois ans qu'en Italien errant, il arpente avec sa guitare l'Europe et bien plus encore : GIANMARIA TESTA était forcément bien placé pour rappeler les exigences du concert solo, mais aussi le sentiment de quiète plénitude qu'il peut provoquer.

On pourrait passer une vie entière à pourfendre tous les poncifs qui circulent sur la chanson transalpine – forcément légère, enjoleuse et portée sur l’emphase. Mais il en est un qu’on ne discutera jamais : celui qui présente l’italien comme la langue la plus musicale du monde. Car ce cliché énonce une évidence, une vérité brute à laquelle Gianmaria Testa, depuis 1995 et l’album Montgolfières, n’a cessé de donner de nouveaux accents. Enfant de l’amour qu’il a voué aux grands classiques locaux (Roberto Murolo, Fabrizio de André…) et nord-américains (Leonard Cohen, Bob Dylan…), le Piémontais est devenu l’emblème d’une poésie célébrant la troublante nudité d’un image-testa1verbe devenu chant. Cette éminente sensualité, garantie sans artifices ni maquillage à la truelle, il l'a particulièrement diffusée dans un disque live, Solo dal Vivo, enregistré à Rome au printemps 2008 avec sa guitare et ses textes comme unique bagage. On y entend un musicien dont chaque mélodie arrache des frissons au lit de rocailles qu’il a au fond de la gorge, dont chaque mot prend le relief d’une confidence déposée au creux de l’oreille, dont chaque souffle transmet la vibration secrète d’un être saisi par la beauté du monde. Certaines musiques charrient dans leur onde toutes les richesses intérieures qui fécondent une vie d’homme : telle est, sur scène, la chanson de Gianmaria Testa, qui possède à la fois le frais murmure d’une source et l’ampleur majestueuse d’un delta. Depuis, notre homme, sillonnant tel un Italien errant l'Europe et plus encore, a continué de transformer l’exercice musical en acte à la fois charnel et sacré, intimiste et à destination de tous : une telle expérience, avec ses enseignements et ses questionnements, ses douces vérités et son cortège de doutes, valait bien d'être racontée ici.

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Gianmaria Testa :  Au départ, le concert que j'ai donné à Rome en mai 2008 ne devait pas donner matière à un disque. Mais il se trouve qu'il a été enregistré, et en l'écoutant je me suis dit qu'il avait tout ce qu'il fallait... Du coup, l'album est sorti, et la suite logique a été d'enchaîner les dates en solo. Il faut reconnaître que beaucoup de programmateurs préfèrent désormais cette formule... Banalement, c'est donc aussi pour des raisons économiques que j'ai été amené à faire cette longue tournée en solitaire. Au bout de quelques soirées seulement, je me suis aperçu que c'est une expérience qui te vide. La fatigue n'est pas forcément liée au fait d'être une heure et demie sur scène en essayant de ne pas se tromper, d'éviter les fausses notes. C'est psychologiquement que c'est assez épuisant – mais aussi très intéressant.

Parce que toute l'énergie se condense en toi - et toi seul ?

En fait, quand je donne un concert, je suis toujours très relâché. Tout simplement parce qu'il n'y a pas de spectacle chez moi : je ne veux rien montrer de plus que ce qu'est un concert. Mais dans cette espèce de monologue qui, finalement, devient un dialogue, je ressens comme... toute l'envie des gens, je ne sais pas comment exprimer ça... C'est quelque chose qui me mange un peu et qu'il est image-testa2difficile d'expliquer. En tout cas, il m'est arrivé de donner dix concerts en solo dix soirs d'affilée, et je peux te dire qu'à la fin je suis exténué... En plus, le solo pose un contexte où tu ne peux jamais cacher l'émotion. Avec un groupe, tu peux te camoufler derrière le solo d'un autre, ça te laisse le temps de réfléchir. Tout seul, ces petits moments de répit sont impossibles. Tout est là : il y a une nudité très intéressante, mais qui peut aussi être difficile à transmettre, et même à accepter.

Prends-tu cette expérience comme une forme de leçon ?

J’ai forcément appris, oui. Le bénéfice du concert en solo, c’est qu’il n’y a aucun bluff, aucune tricherie possible. Y compris la tricherie "positive" d’un arrangement. Tu retrouves ce qu'est la nature même d’une chanson : une mélodie, des harmonies, un texte. Et puis la guitare n’est pas un piano : l’harmonie est plus limitée, tu ne joues les accords que d’une seule main, il n’y a pas mille possibilités. Très vite, tu perçois donc s’il y a quelque chose à aller chercher dans la chanson ou s’il n’y a rien. Et ce "quelque chose" se base sur des détails assez petits. Encore, quand je suis en Italie et que les gens comprennent les paroles, ça aide beaucoup. Mais des concerts en solo comme j’en ai fait ailleurs en Europe, ou encore à Montevideo, à Québec ou à New York, c'est une autre affaire... Il faut croire que l’émotion et la force que je ressens moi-même arrivent quand même à passer. Sinon, à quoi bon ? Pourquoi les gens viendraient-ils ? Le privilège de la chanson, c'est qu'elle peut transmettre de manière quasi subliminale un message, une émotion. Elle nous est tellement naturelle qu’elle résiste très bien par elle-même, sans qu'il soit nécessaire d'en faire des tonnes. Quand j’entends chanter quelqu'un comme Paco Ibáñez, je trouve qu’il y a tout ce qu’il faut ; inutile d’en rajouter.

D'année en année, d'album en album, tu sembles t'être posé de manière de plus en plus aiguë cette question de l'"habillage" de tes chansons. A tel point qu'on se dit que ces concerts en solo, ce retour à la nudité première de la formule guitare-voix, ne sont peut-être pas arrivés par hasard à ce moment-là de ton parcours.

Disons que ça tombait bien, oui… Que les gens te demandent de venir jouer en solo, c'est une chose ; que tu acceptes l’invitation, c'en est une autre... Et c'est vrai que j’ai accepté bien volontiers. J’ai même eu envie de sortir Solo dal vivo parce que je savais qu'il en découlerait des concerts sous cette formule. Déjà, j’estime que mes chansons doivent pouvoir se tenir toutes nues, comme ça. Après, image-testa3en studio et en groupe, on peut toujours essayer de bien les habiller. Mais il faut d'abord qu’elles soient complètes, abouties par elles-mêmes. Il y a une autre chose dont j’ai pris conscience avec le solo : il n’y a pas une seule de mes chansons qui ne soit pas ma putain de petite - et même ridicule - vérité. Et ça, ça aide vraiment beaucoup. Je n’écris et ne chante jamais une chanson pour essayer de faire seulement une belle chose. Je cherche à chanter l’émotion qui l'a générée. Quand je suis sur scène, il me suffit de me concentrer sur ça. Et comme je sais qu'il y a à l’intérieur une petite vérité, la mienne, je n’ai jamais peur de quoi que ce soit. Les gens peuvent aimer ou pas : ça reste ma petite vérité. Exactement comme quand on parle, entre toi et moi par exemple : tu me donnes ton avis, je te donne le mien, il y a discussion, mais on n’a pas peur de son propre avis. Et on n’est pas là non plus pour démontrer à quel point on est arrivé à élaborer des pensées philosophiques, ou à quel point on a bien appris une langue. Voilà ce que j’ai l’impression de faire lorsque je donne un concert. Et en solo, il m’est vraiment nécessaire de savoir qu’à la base, il y a ce sentiment de tranquille honnêteté.

Tu le disais plus tôt, et tu l'as aussi écrit dans le petit texte du livret de Solo dal vivo : tu n'éprouves jamais d’angoisse à l'idée de jouer un concert.

Non, et je n’ai pas peur non plus que quelqu’un sorte déçu d'un de mes concerts. Ce qui peut arriver, bien sûr ! Mais comme on peut être déçu par une personne qui t’exprime un point de vue avec lequel tu n’es pas d’accord, et que tu n’attendais image-testa4pas de sa part... Ce n’est pas grave, et je monte donc sur scène tranquille. Maintenant, ce que je ressens vraiment en solo, et pas autant en trio ni en quatuor, c’est qu’il y a des gens qui sont sortis de chez eux comme pour se rendre à un rendez-vous. Et je dois honorer ce rendez-vous. C'est cet aspect-là du concert qui, en solo, demande à mon sens plus d’énergie.

Et toi, t'arrive-t-il parfois d’être déçu de ta rencontre avec un public, un soir ?

Non, mais je peux l’être parfois par les endroits où je me produis. Ce qui est compliqué pour un solo, c’est de trouver des lieux suffisamment accueillants pour moi comme pour les gens. Quand le son se disperse, tu as vite l'impression - comme vous dîtes, vous les Français - de pisser dans un violon. Tu te retrouves à lutter contre une logistique et un contexte qui ne sont pas confortables pour des concerts de ce genre. Il faut bien se rendre compte que, si la musique est une force, c'est une force qui reste petite. Maintenant, quand on me propose de jouer dans des endroits que je ne connais pas, je demande à voir des photos. Sinon, ça peut vite devenir pénible et inutile, pour les gens qui viennent comme pour moi.

"Il suffit de parler ou de chanter doucement
pour que les gens te donnent leur silence.
Vouloir couvrir les voix, c'est inutile
."



Tu parlais plus tôt de Paco Ibáñez : c'est lui qui, un jour, t'a dit que sur scène il fallait apprendre à chanter - et même à murmurer - pour la personne qui est au dernier rang…

Cette phrase, je ne l’ai jamais oubliée. En fait, c’est purement psychologique, mais ça m'aide beaucoup d'essayer de voir, ou au moins d'imaginer, celle ou celui qui est tout au fond, la dernière ou le dernier. Je chante pour elle ou pour lui, et ça me met tout de suite dans une autre forme d'énergie... Samedi dernier, je jouais dans ma petite ville natale, Castiglione Falletto. Après deux mandats, le maire, qui est un copain d’enfance, a décidé de raccrocher et de reprendre son premier boulot. En guise de remerciement à la population, il avait décidé de faire cette soirée. Cette idée d'organiser un concert, non pas pour gagner un consensus et des votes, mais pour dire merci aux gens du coin, j’ai trouvé ça très intelligent et désintéressé : je lui image-paco5ai donc donné mon accord et je suis venu jouer gratuitement. Mais alors que je m’attendais à deux cents personnes, il y en a eu presque mille : quasiment toute la ville. Naturellement, certains sont venus par curiosité, pour voir cet enfant du pays, ce type, là, qui de temps en temps est dans le journal ou passe à la radio. C’est toujours plus difficile de jouer dans un contexte comme celui-là... Mais pendant tout le concert, j’ai chanté en pensant aux gens qui étaient au fin fond de cette salle - il y en a même qui se trouvaient à l'extérieur. Et puis, à un moment, j’ai remarqué quelque chose : certains parlotaient un peu, bavardaient, créaient un petit brouhaha… Alors j’ai chanté encore plus doucement, et du coup le silence s’est fait. Mon copain maire m’a dit : "Je n’avais jamais vu ça à Castiglione Falletto : des gens se taire…" Il suffit de parler ou de chanter doucement pour que les gens te donnent leur silence. Vouloir couvrir leurs voix, c’est inutile.

As-tu le sentiment que ta voix a été travaillée par l’exercice maintes fois répété du solo ?

Elle a beaucoup changé, c'est certain. C’est tout bête, mais rien que le fait d’apprendre à utiliser un micro décemment, ça aide… Et puis il y a une approche plus consciente de l’exposition des mots dans une chanson. Du coup, à l'exception des deux derniers peut-être, j'aurais envie de réinterpréter tous mes disques ! Parce qu’aujourd’hui, je sais que je les rechanterais mieux. C’est comme un artisanat, l'expérience t'améliore. Bon, à 53 ans désormais, il me sera difficile de faire avancer encore mon jeu de guitare… Mais ma voix, oui. Ou plus exactement ma manière de chanter. Je sais davantage comment rendre accessible l’émotion que je veux raconter.

Par le passé, des chanteurs comme Paco Ibáñez, Georges Brassens, Fabrizio de André ou encore Leonard Cohen ont joué pour toi le rôle d'éveilleurs. Aujourd'hui, notamment lorsque tu es sur scène, les vois-tu encore comme des sortes de guides ? Ou te sens-tu plus seul désormais ?

Ces chanteurs que tu cites, je ne les oublierai évidemment jamais. Mais ils sont pour ainsi dire déposés quelque part au fond de moi, je n'ai plus forcément besoin de les convoquer... Tu sais, avec le temps, on apprend évidemment toujours, mais on s’endurcit quand même un peu : on est plus réfractaire à l'idée de s'ouvrir à tout, on se concentre davantage sur l'essentiel. Après, j’ai quelques regrets… Par exemple, je regrette la voix de Lhasa de Sela. Je l’entends toujours dans ma tête, elle qui, après un concert que j’avais image-testa6donné à Montreal, m’avait dit lors d'un dîner : "Arrête de me dire qu’on va faire quelque chose ensemble : faisons-le !" Et elle avait raison : on se l'était promis, et on n'a jamais rien fait… Elle devait peut-être mesurer 1 mètre 55, elle paraissait fluette et fragile, et pourtant il sortait d'elle cette voix extraordinaire… Je me souviens d'avoir partagé avec elle une émission de radio québécoise qui était enregistrée dans un bar. Avec un violoncelliste et un guitariste, elle avait imposé un silence incroyable. Même si elle chantait en anglais et que je ne comprends pas cette langue, j’étais fasciné par ce chant qui sortait d’une petite gigantesque fille comme elle… Voilà, j’ai donc quelques regrets... A côté de ça, j’essaie de ne pas oublier que, lorsqu'on a comme moi le petit droit d'une audience et d'un micro, il faut tout d’abord ne jamais se trahir. Vu les temps qu’on est en train de vivre, il est absolument obligatoire d'avoir un rapport éthique avec ce qu’on fait. Ça aussi, ça aide et ça porte beaucoup, surtout dans les concerts en solo. Parce que la question se pose parfois : mais qu'est-ce que je suis en train de faire, là ? Après, tu peux te dire que tu as simplement envie de chanter. Et je revendique même ce que je chante ; donc ça va, c’est correct.

Cette question pleine de doute sur la légitimité de ton activité de chanteur, tu te la poses depuis des années, pour ainsi dire depuis tes débuts...

Oui… En ce moment, je prépare un disque sur les migrations, qui va s’appeler 18 000 jours, parce que j’ai commencé à y penser quand j'avais presque 50 ans - et c'est le nombre de jours qu'on a lorsqu'on atteint cet âge-là. Quand tu commences à compter le nombre de jours dans une vie, tu te rends vite compte que ce n’est pas grand-chose. C’est un petit tas que tu as à ta disposition : les jours que tu gâches, ou ceux que des gens te volent, ils sont vraiment ôtés d’une petite réserve... J’avais en tête d’écrire un disque qui, s'il n'est pas vraiment thématique, balaie en tout cas un peu tout ce qui s’est passé pour moi au cours de ces 50 ou 53 années de vie. Tous les changements… Et aujourd'hui, je me dis que ces chansons, elles sont vraiment désarmées. Et souvent, je ne peux pas m'empêcher de me dire "Au lieu d’écrire des chansons, tu aurais dû t’engager différemment pour essayer vraiment de changer quelque chose". Après, bien image-testa7entendu, chacun ses attitudes et ses approches. Mais la question se pose toujours. Même si, parfois… Je viens par exemple d’écrire une chanson contre la Ligue du Nord. Quand je l'interprète en public, il y a des gens qui râlent, certains même sortent de la salle. Un soir, une dame a hurlé "Je ne suis pas venue ici pour écouter un meeting, mais un concert", et elle est partie. Les organisateurs lui ont remboursé son billet : elle aura perdu son temps, mais pas son argent… Tout ça pour dire que la volonté de changement, elle doit bien sûr commencer en soi, à l'intérieur de soi, mais que ça serait quand même bien de pouvoir la partager avec quelqu’un. Je pense souvent aux années 70 et je me dis que, finalement, on n’a pas su assez profiter de ça. Aujourd’hui, nous sommes tous comme des îles : éparpillés et isolés. Après chacun de mes concerts, je parle avec des gens qui partagent pratiquement les mêmes points de vue ; mais même ceux qui ont des pensées assez proches ne sont plus tout à fait capables de vraiment se rassembler. On est pourtant nombreux à se dire qu'il n'est plus possible de continuer comme ça… Ces derniers temps, je me suis dit que ce putain de XXe siècle, en vérité, n’était pas tout à fait mort. C'est aujourd'hui, alors que la Méditerranée s’enflamme, que débute peut-être un autre siècle. Je ne sais pas où ça va aller, mais c'est comme si quelqu’un, cette fois, avait trop tiré sur la corde et qu'elle s’était brisée. Mais je ne sais pas si en Europe, nous serons un jour en mesure d’avoir le même type de réaction. Ici, beaucoup de gens ont encore à manger, une voiture, un confort : ils ont trop à perdre… Alors que quand tu as un salopard de dictateur depuis 30 ans et que tu n’arrives pas à nourrir tes enfants, arrive un moment où tu te dis "basta !"… On voit bien qu'en Tunisie, en Lybie, en Syrie ou au Yémen, les gens en ont simplement assez… En Italie, il y a maintenant toute une génération de gens qui n’ont connu que Berlusconi. C’est difficile de rattraper le coup, et image-testa8même s'il y a un petit changement on sent qu'il faudra vraiment du temps. Alors, oui c’est vrai que la "révolution" part d’abord de soi ; mais il faut quand même être en mesure de la partager. Un concert, c’est un partage. Mais c'est un partage d’intimité plus que de lutte.

En dehors même du contexte des concerts, le fait de tourner et de voyager seul ne te permet-il pas de rencontrer un peu mieux les gens ?

Oui, même si avec l’âge, il faut reconnaître que les voyages sont de plus en plus fatigants. Le fait de ne tourner qu’avec un ingénieur du son me laisse en fait davantage de temps pour la solitude, la réflexion, la lecture, et ça me permet aussi de mieux voir et comprendre certains lieux. Mais changer chaque jour de ville ou même de pays fait que tes yeux sont remplis, farcis de nouveauté… Quand je rentre à la maison, parfois, je n’ai qu’une envie : fermer les rideaux et rester sur mon divan un certain temps, pour faire baisser la température… Je pense tourner encore deux ou trois ans comme ça. Et après, ce sera le jardin, le potager…  Faire des disques et des concerts, ça n’est pas obligatoire. Mais j’écrirai toujours des chansons, c’est sûr. Parce que ça, c’est une maladie qui ne s’arrête jamais.

Richard ROBERT

Précisons une fois encore que, dans le genre "rencontre du meilleur type entre un homme, une voix une guitare, un lieu et un public", l'album Solo dal vivo (Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) se pose là.

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par RR

.(avril 2011)

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article publié dans le n° 11.
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