Numéro 47 - 20 mars 2014 - La France d'à côté et d'ailleurs

Grand Entretien

.RR
.(octobre 1996)

En 1970, un jeune auteur-compositeur du nom de Gérard MANSET bouscule le Landernau de la chanson française avec La Mort d’Orion, oratorio aux innovations tordues, bricolé en autodidacte sans complexes ni retenue. Plus tard, le jeune homme un peu dandy deviendra la figure libre qu’on sait, se retranchant derrière une discrétion naturelle qui le rangera dans la catégorie fumeuse des “artistes culte”. En septembre 1996, alors que se profile enfin la réédition de La Mort d’Orion, longtemps resté dans l’ombre de sa discographie officielle, il accepte, dans un entretien de quatre heures, de revenir sur ce qui a fondé brique par brique son art et sa démarche de bâtisseur. Initialement publiée dans Les Inrockuptibles, cette interview, qui fit l'objet d'une pointilleuse relecture et d'un minutieux travail de montage avec Manset lui-même, est ici restituée pour la première fois dans son intégralité et intégrité.

Première partie : L'épopée du retour à Orion.

Anatomie d'une chanson

.RR
.(octobre 2013)

#1- "La Retenue" de Pain-Noir

En 2013, l'écoute des chansons de PAIN-NOIR, projet en français de François-Régis Croisier (aka ST. AUGUSTINE), nous a fait l'effet de la découverte d'un monde, étendu aux dimensions d'une écriture musicale et poétique sans pareille. La porte d'entrée s'appelait La Retenue, titre phare éclairant sous un jour neuf et troublant l'éternelle question du temps qui passe et des hommes qui l'éprouvent. Après 1560 écoutes compulsives, nous avons demandé à son auteur de se pencher avec nous sur sa genèse, ses rouages, son devenir.

Grand Entretien

.RR
.(octobre 1996)

"Je suis un être du refus et de l'échec" (2/2)

"Tout est lié à cette bulle dans laquelle il est nécessaire de vivre, qui à la fois protège de l’extérieur et permet d’y faire des allers et retours. Pour la maturation d’un individu, pour son accès à l’autonomie, pour son passage au monde tout simplement, il faut que cette bulle avance petit à petit (...). Et la meilleure condition pour que ça mûrisse, c’est le grand silence. Pas le bruit, le Walkman, la télé, les revendications, la rue, les bagnoles. Le silence, le retour sur soi."
Gérard MANSET, seconde partie : L'apprentissage de la musique, de la solitude et du monde.

Acouphènes

Philippe Crab, l'envergure du monde

"On séjourne dans la musique de Philippe Crab comme on s’abandonne dans la nature, attentif au moindre bruit qui sourd. On y est souvent chez soi. Chaque chanson se présente comme un instantané, une succession de moments suspendus et authentiques, saisis sur le vif, dans lesquels se reflète un monde moins révélé que réveillé."

La chronique de Fabrice FUENTES

La Conversation

Episode 1 – 1989

La Conversation, c'est un dialogue à travers le temps sur le métier de (sur)vivre en musique, d'écouter, de jouer, de mûrir, de mourir aussi, un peu, sans doute -- et de s'en souvenir.
Premier épisode : 1989.

La chronique de Pascal BOUAZIZ et Richard ROBERT

Mes pairs, ces héros

.RR
.(jan-mars 2014)

Piers Faccini & Vincent Segal

Amis et partenaires de longue date, Piers FACCINI et Vincent SEGAL auront attendu vingt-cinq ans avant d'enregistrer leur premier album en duo : Songs of Time Lost, qui sortira en août prochain sur le label No Format !, où reprises et originaux se confondent dans le même cercle créatif et vital, la même quête patiente de justesse et de beauté. La preuve avec un divin premier extrait en avant-première : une relecture du standard napolitain Dicitencello Vuje.

Mékicédon ?

.(mars 2014)

Maison

Un jour, le hasard place sur votre chemin un homme qui vous remet une série d'enregistrements saisis dans son home studio : des reprises guitare solo, vous dit-il, du patrimoine populaire francophone. Vous vous y plongez, et ce que vous en rapportez n'est pas rien : c'est le travail, les effets et les filtres de la mémoire, ce qui s'y perd et s'y réinvente, s'y précise et s'y trouble. Quand la musique atteint sans un mot ce degré d'éloquence, il est inutile d'en dire beaucoup plus. C'est ce qu'en pense aussi son auteur, qui a simplement accepté de nous présenter son ouvrage en quelques lignes. Le reste n'est qu'écoute : voici donc deux titres en exclusivité, à vous de jouer.
C'est cadeau, c'est MAISON.

Les irréguliers

.AM
.(février 2014)

Jacques Thollot

Les créateurs les plus singuliers ne se laissent pas cerner d'un seul trait de plume, de regard ou d'écoute : ils invitent à réinventer toujours le chemin et les perspectives qui relient nos sensibilités à la leur. Auteur d'une musique sans nom à la beauté incomparable, le rare et précieux Jacques THOLLOT, humble génie à ellipses et éclipses, est de ceux-là. Alors que se profile enfin son retour au disque, nous inaugurons sous la plume d'Aymeric Morillon une série de textes en son honneur qui, espérons-le, sauront lui rendre justesse.

A bâtons rompus

.(mars 2014)

Naïm Amor en écoute

Dans un monde sursaturé de productions, signes et stimulations sonores, rares sont les expériences d'écoute réelles, qui remettent la musique au cœur de l'espace et des hommes qu'elle traverse. Depuis sa position détachée de Tucson, Arizona, le Frenchy Naïm AMOR, lui, ne cesse d'en vivre, et de les partager avec les âmes attentives. Comme dans son splendide nouvel album, Hear the Walls, dont L'Oreille Absolue est immensément fière et heureuse de présenter quatre titres en exclusivité.

Les irréguliers

.RR
.(mars 2014)

Arlt & Thomas Bonvalet

Que faire de son propre répertoire ? Lui imposer un strip-tease intégral qui vire au désossement sensuel ? Eprouver sa résistance et sa vitalité en lui arrachant les ailes et en lui grillant les antennes ? Lui refaire le portrait à coups de surin virtuoses et amoureux ? Tels sont les possibles scénarios du disque que ARLT, revisitant des titres de ses deux premiers albums, a enregistré avec le manipulateur d'instruments et semeur de troubles Thomas BONVALET. En attendant un entretien avec ce dernier, L'Oreille dévoile avec L'Eau froide un extrait de ce travail de recomposition.

La Clé

#13 - Warm Up

"Ce jour-là, en attendant le signal du départ, je fumais fébrilement à ma fenêtre, prêtant distraitement attention aux commentaires des journalistes sur l'accident ayant coûté la vie à l'un des pilotes lors des essais qualificatifs. Provenant de l'immeuble en vis-à-vis, une interprétation pour piano du Boléro de Ravel offrit soudain un contrepoint insolite à la course en préparation."

La chronique de Stéphane MONET

Yesterday's Parties

#15- Bérangère Maximin et ses sirènes extraterrestres

"Elle, s’avère être suffisamment riche en elle-même pour être complexe et surprenante, un groupe de recherche à elle toute seule, telle qu’en elle-même toujours elle change, joyeusement chaotique. Chez elle, le fait de s’enfermer seule, semble lui faire remonter à la mémoire des paysages presque effacés, de vieux rêves pas encore faits, ou fantasmes. Des fleurs d’îles lointaines, ou d’autres planètes, des Vénus incognito, on entend même, nettement, entre autres jolis spectres, des sirènes extraterrestres."

La chronique de Jacques SERENA

Les Disques manifestes

.OJ
.(octobre 2013)

Sur Mendelson

Pourquoi ne pas avoir parlé du triple album de MENDELSON au moment de sa sortie ? Parce qu'il a d'emblée éteint en nous la vanité d'exprimer à son endroit un quelconque début d'opinion. Parce qu'en traçant et traversant son propre territoire, en faisant le vide autour de lui comme peu d'autres œuvres enregistrées, il nous a semblé vouloir créer – et attendre – de la durée, une durée propice au désir et à la réflexion. Nous avons donc décidé de l'accompagner dans cette gestion de l'espace et du temps : à son propos, nous ne noircirons des pages que lorsque nous nous en sentirons capables et légitimes. Orso Jesenska ouvre ce travail d'écoute et de patience ; d'autres auteurs et textes suivront, au fur et à mesure que se délieront leurs pensées. Vous êtes donc invités à surveiller cet article dans les vingt ou trente années à venir : L'Oreille Absolue n'est pas près d'en avoir fini avec cette histoire-là.

Bandes à part

.RR
.(juillet 2001)

"Je ne suis pas un bon client pour le cinéma"

A force de lire et d'entendre que sa musique instrumentale “appelait l'image”, Pascal COMELADE, dans les années 90, s'est dit qu'il avait peut-être sa place dans l'univers des BO. Revenu de plusieurs expériences malheureuses, cet amateur éclairé de musiques de films racontait dans cet entretien de 2001 ses déboires avec le milieu.

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N°47


Ont participé à ce numéro

Richard Robert,

Pascal Bouaziz,

Fabrice Fuentes,
Orso Jesenska, Stéphane Monet, Aymeric Morillon, Jacques Serena.


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